Dans ma rue – A la rencontre des façades et des visages de la rue Thiers

Grenoble – Avril 2021

« C’est drôle la vie quand même. J’ai commencé ma vie de femme au n°12 de la rue Thiers, j’avais 21 ans quand je m’y suis installée avec mon mari, et je vais la terminer au n° 32 . »

– Yvette –
Cartographie sensible de la rue Thiers (2/3) – Extrait du reportage

Note d’intention

Les voyages peuvent commencer en bas de chez nous, j’en suis convaincue.

Convaincue aussi que l’enjeu réside dans le changement de regard sur son quotidien, j’ai décidé de partir à la (re)découverte de la rue Thiers que j’habite depuis plus de deux ans, à Grenoble.

En la parcourant de son premier numéro jusqu’à sa fin, j’ai adopté une posture à la croisée de la carnettiste de voyage et de la journaliste. Comme en voyage, j’ai prêté attention aux petits riens, cherché la poésie et l’humour dans l’ordinaire, fait appel
à mes sens pour raconter mon environnement, poussé des portes, engagé la conversation avec des inconnus.

En résulte une cartographie sensible faite d’instantanés et de souvenirs. Une promenade à plusieurs voix où les trajectoires se côtoient et parfois se rencontrent, pour raconter l(es) histoire(s) de cet espace. Un récit individuel et collectif qui donnera, je l’espère, envie de partir tout près, de prendre le temps d’observer, d’engager la conversation avec l’Autre, si proche.


Vue de la version papier du reportage

Démarche

J’ai parcouru la rue Thiers en long et en large durant le mois d’avril 2021.

J’ai commencé par observer cette rue que j’avais l’impression de connaître. Comme en voyage, je me suis d’une part concentrée sur mes ressentis, mes impressions, pour raconter les odeurs, les bruits et les petits  » riens « . J’ai tâché de traduire les atmosphères.

D’autre part, j’ai voulu m’intéresser à la sociologie de cet espace. Qui y habite ? Qui le parcourt ? Qui y travaille ? J’ai rencontré neuf personnes dans le cadre de ce projet, sans chercher à être exhaustive ni à proposer un quelconque  » échantillon représentatif « . J’ai écouté ma petite voix, fait des choix arbitraires, suivi les recommandations que certaines me donnaient. Les échanges ont été parfois très longs, parfois brefs. Nous avons parlé de la rue Thiers, mais pas que. Merci à celles et ceux qui s’y sont prêtés.

Je n’ai pas travaillé in situ pour l’illustration mais à partir de photos, prises au fil de mes allées et venues, au fur et à mesure des rencontres.

J’ai choisi de produire un leporello, carnet en accordéon qui, une fois déplié, propose une déambulation le long de la rue. Une version numérique, plus développée dans sa partie écrite, vient compléter cette création papier.


Quelques informations pratiques

Créé en avril 2021 entre le n°1 et le n°74 de la rue Thiers, à Grenoble

Initialement réalisé dans le cadre de la participation à la compétition proposée par les « Rendez-vous du carnet de voyage », organisé en novembre 2021

Composition :
Version papier : 3 carnets « leporello » 11,5x17cm orientation portrait avec au total 24 vues (12 pages recto-verso)
Version numérique : 31 pages

Techniques : aquarelle, crayon de couleur, plume

Reproduction interdite : me contacter


Extraits


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